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Du Pôule Nord au Pôule Sud

Article publié par Charles Puaux et Simon Zhang le 16/10/2020

Du Pôule Nord au Pôule Sud, c’est l’incroyable aventure d’un jeune breton, originaire de l’île d’Yvinec, et de sa fidèle… poule rousse ! Le défi sans précédent que se sont fixés Guirec Soudée et MoniqueMomo pour les intimes – n’est ni plus ni moins qu’un tour du monde en voilier, en solitaire, et surtout, en reliant les pôles.

Une odyssée pas comme les autres

Affiche du film

Chargée de rêves et de passions, cette folle aventure est avant tout une expérience humaine, que M. Soudée relate depuis son retour en 2018, au travers d’ouvrages, de conférences, et à présent d’un film. Un long métrage qui compile quantité de souvenirs, toutes émotions confondues, et de prises de vues enregistrées tout au long de ses cinq années de périple. 

C’est en avant-première au Grand Rex à Paris, le 15 septembre dernier, que Guirec Soudée est venu présenter son œuvre, coréalisée avec Estelle Gilles. Une occasion que nous n’avons pas laissé passer. Sur la scène du plus grand cinéma d’Europe, c’est avec humour et humilité que l’aventurier – et explorateur – nous éclaire sur les motivations, joies et frayeurs de son aventure. 

Parce que la prise de risques, ça, Guirec et Monique s’y connaissent. Outre les menaces “classiques” de navigation en haute mer par vents et marées déchaînés (manque de sommeil, renversement, endommagements multiples…), les deux explorateurs ont également su braver des dangers et conditions extrêmes. Pour n’en citer que quelques-uns, on notera une chute des températures avoisinant les -60°C, ou encore une privation de soleil de 70 jours ! Voguant de jour comme de nuit selon leurs avancées, traverser des eaux non répertoriées s’ajoute également à leurs cordes. Un exercice que l’on apprend que par soi-même, où la question n’est alors pas de se repérer dans l’espace, mais d’anticiper la présence d’obstacles submergés (icebergs…).

80 000 kilomètres de périple

Yvinec - le voilier de Guirec Soudée

S’il ignorait à son départ devoir un jour affronter toutes de ces épreuves, le jeune aventurier en avait savamment anticipé la plupart. Mais plusieurs fois épuisé, “dégoûté” comme il le dit lui-même, voir terrassé à un moment donné, Guirec a su se ressaisir et faire preuve de résilience. Transformant ses multiples douleurs en essence, il est ainsi venu à bout de plus de 80.000 kilomètres de périple. Aller jusqu’au bout, tel est un accomplissement que beaucoup envieraient ; lui l’a fait.

Ce périple avant tout marin est également marqué par une succession de découvertes culturelles. Guirec a notamment rencontré les Inuits, sur la côte ouest du Groenland ; un moment qui semble avoir apporté son lot de chaleur et de réconfort, au cœur du froid polaire arctique. Bien plus qu’un simple point de passage, Guirec s’est attaché à cette population et ses traditions. Ces échanges et tous les liens qu’il y crée précèdent alors de peu son hivernage en totale autarcie, coupé du monde sur la banquise, 130 jours durant.

Humble et reconnaissant, le jeune aventurier ne manque pas d’évoquer toutes les mains qui lui ont été tendues, que ce soit pour soutenir son voyage ou l’assister dans la diffusion de son parcours. Retenons de ses récits qu’il faut parfois provoquer la chance : la fortune sourit aux audacieux. Son message, chargé d’optimisme et de joie de vivre : “Il faut savoir oser et larguer les amarres”. Autrement dit, ne laissons pas nos peurs nous limiter, vivons pleinement nos rêves et nos passions ; soyons courageux… et pas des poules mouillées ! Cet amoureux des merveilles de la nature, qu’il respecte et défend, nous inspire ainsi par ses exploits et par ses mots. Mots qui rejoignent, sans nul doute, la philosophie du Club Alma.

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